Surveillance acoustique des oiseaux et des chauves-souris en milieu urbain

Description du projet
Ce projet de recherche vise à mieux comprendre comment les pratiques d'aménagement du territoire influencent la présence et l'activité des oiseaux et des chauves-souris dans les milieux urbains du Québec à l'aide de capteurs acoustiques passifs installés temporairement sur des terrains privés et publics.
Ces petits enregistreurs autonomes captent les vocalisations des oiseaux ainsi que les ultrasons émis par les chauves-souris, permettant d'étudier leur diversité, leur répartition spatiale et leurs périodes d'activité sans perturber les animaux dans leur environnement naturel.

Les oiseaux et les chauves-souris sont d'excellentes espèces bioindicatrices, puisqu'elles sont particulièrement sensibles aux conditions environnementales. Les étudier de jour et de nuit permet d'obtenir un portrait plus complet de la santé des écosystèmes urbains et de mieux comprendre la façon dont la faune réagit aux changements du paysage.
Le projet compare deux approches d'aménagement du territoire : le partage des terres (land sharing), où les espaces verts sont répartis sous forme de nombreux petits milieux (comme les cours résidentielles et les parcs de quartier), et le regroupement des espaces naturels (land sparing), où les milieux naturels sont concentrés en un plus petit nombre de grands espaces. L'objectif est de déterminer quelles approches favorisent le mieux la coexistence entre la biodiversité et les activités humaines en milieu urbain. Cette recherche permettra également de mieux comprendre le rôle complémentaire des cours privées et des espaces verts publics dans le maintien de la biodiversité urbaine.
Les données recueillies contribueront à améliorer les connaissances sur la biodiversité urbaine et à orienter les urbanistes et les décideurs vers des stratégies d'aménagement favorisant à la fois la biodiversité et le bien-être des populations.

Cri d'une chauve-souris (une grande chauve-souris brune enregistrée à Montréal par Amanda Gregoire)
Le projet est réalisé grâce à la participation volontaire des citoyens, des municipalités et des partenaires locaux qui acceptent d'accueillir un capteur sur leur propriété pour une courte période. Cette recherche est mené par une équipe de recherche de l'Université Laval composée de Sivajanani Sivarajah, Carly Ziter, Amanda Grégoire en collaboration avec des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), dont Matthew Mitchell et Tahia Deschiver, ainsi qu'avec Environnement et Changement climatique Canada (Barbara Frei).




